09/12/2014

Les cadenas d'amour

C'est un phénomène  qui  touche  bien des ponts  ou autres  grillages  de bien des grandes ( ou  moins grandes)  villes  d'ici et  d'ailleurs.

Il s'agit  des  " cadenas d'amour". Un couple achète un cadenas, l'attache   à un grillage, le ferme  et jette  la clé  dans le fleuve. 

 

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 Cette mode m'interpelle. D'un point de vue  très  terre à terre cela m'agace  de voir un amas de  ferrailles  colorées gâcher  l'esthétique  d'un  pont ou l'abord  d'un  monument.

 

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Je considère  que  c'est un  manque de respect. Du vandalisme un point  c'est tout.

e de respect. Du vandalisme un point  c'est tout.

Quant au symbole , je me limiterai  à dire ( parce  que  si  je me laisse  aller  le post  risque  d'être un  peu  long  Incertain ) que l'amour  se cadenasse pas plus  qu'il ne  se commande. 

 

 

                                 

 

 

 

 

 

20:53 Écrit par May dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

06/12/2014

Vedette du jour

Pour tous les anciens  enfants  qui  passeront par  ici  j'ai retrouvé   une vieille  chanson de circonstance....

Peu d'enfants  d'aujourd'hui  la connaissent.

https://www.youtube.com/watch?v=3tdnzl0EsGo

 

J'avais  été  étonnée , il y a quelques  semaines, de voir  que le personnage  de  Père  Fouettard  avait provoqué  des manifestations aux  Pays-Bas . Il incarnerait,  pour certains adultes, une forme de racisme.

J'ai   posé la question aux  petits   " Qui est Père  Fouettard ? "  La réponse  est venue  sans  hésitation   " C'est le copain de  St. Nicolas  !  "

N'est-ce pas l'essentiel ? La vérité  sort  toujours  de la bouche des enfants n'est-ce pas  ?

12:11 Écrit par May dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

05/12/2014

2007/2014


 Avril 2007

Voilà 17 ans que nous partageons le même enfant.
Vous, vous lui avez donné la vie .
J' ai essayé de lui  donner  le reste.

Cet enfant, que vous n'aviez pas voulu, vous n' avez  pas essayé de l'aimer. Derrière ce bébé joufflu, il y avait tant de souffrances, tant de haine, tant de choses que vous vouliez oublier !
Un jour, vous me l'avez amené : « C ''est impossible.  Il sera  sans doute mieux ici ».
L'assistante sociale qui vous accompagnait portait un sac avec quelques vêtements et vous êtes partie, sans un regard pour lui, en me disant « C'est pour son bien ».
 L'amour, ça ne se commande pas !
Et il s'est habitué . A nous, aux autres enfants. Il a appris à s'asseoir, à jouer ... Le plus difficile fut de lui apprendre la tendresse: il en avait tellement peur.
 
Régulièrement au début, occasionnellement par la suite, vous preniez de ses nouvelles. Votre vie changeait mais n'était pas plus facile.
Pendant vos périodes de silence, il arrivait à vous mettre en veilleuse. Il m'appelait maman. Il nous aimait.
A sa façon. Parfois si difficile à comprendre.

La souffrance renaissait sur un coup de fil, une promesse mendiée, rarement accordée «  Tu viendras me dire bonjour? »
«  Peut-être, si j'ai le temps, si j'ai de l'argent. De toute façon, tu as tout ce qu'il te faut » C'est vrai, il avait ce qu'il lui fallait. Sauf votre amour.
Moi, je ne savais lui donner que le mien. J'ai cru tout un temps qu'il acceptait . 

Les années passent vite !
Au hasard d'une rencontre, vous êtes rentrée dans sa vie. L'adolescence est un terrain de combat, et vous êtes devenue, sans le savoir, sans le vouloir, la référence de nos  batailles. Je ne savais pas comprendre son désir de liberté, d'argent... je ne savais parler que de contraintes...forcément... je n'étais pas sa mère.

J'ai pris contact avec vous  pour vous dire  son besoin de vous . Vous ne l'avez jamais leurré; sa vie ne faisait pas partie de la vôtre.
 
Un lundi, malgré votre refus, il est parti chez vous.
Il a jeté quelques vêtements dans un sac «  Je ne saurais dire au revoir à personne, j'ai de la peine pour vous » Il est sorti sans un regard pour moi.
 
Il vous donnait une seconde chance.

Huit  ans plus tard ...

Peut-être aurez-vous  une troisième  chance, je vous le souhaite  ...  en attendant, trois petits garçons m'appellent  Nanou.

 

19:33 Écrit par May dans Perso | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |