27/11/2014

On ne choisit pas

On ne choisit pas  sa couleur de peau ni son pays d'origine.  

Si  tout  le monde  assimilait  cette réalité,  les  choses  seraient peut-être moins compliquées . 

Parce que  être raciste  quand   on sait  que  c'est seulement le hasard qui fait  que votre mère ne  s'appelle  pas  Dianka, Cheng ou Aïcha,  ça devient un  peu  moins simple.

Certains  me diront  que je parle  sans savoir ...  

Je pense  tout  simplement que  dans  ce domaine  là, comme  d'en autres, le ressenti,  le voisinage , le rejet de  certaines coutumes culturelles  prennent parfois le pas   sur la réalité.

Dans l'entité  ou je vis, il y a  57 nationalités différentes. 

Ces personnes   d'origine étrangères ne  représentent  que 2530  individus  sur un total de près de 30.000 habitants. Un dixième  sont des  français .

Une des communes  a  pourtant la réputation d'être "envahie " par les africains du nord : en fait, on y compte  73 turcs et 42 marocains ! 

Dans toutes les nationalités, y compris chez les  belges,  vous trouverez   du  meilleur au  pire ...

17:30 Écrit par May dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

je fais lire à mes élèves un beau poème qui dit exactement cela, ces choses qu'on ne choisit pas et qui pourtant sont à la source de toutes les discriminations; c'est d'Abdellatif Laâbi:
Mère
ma superbe
mon imprudente
Toi qui t'apprêtes à me mettre au monde
De grâce
ne me donne pas de nom
car les tueurs sont à l'affût

Mère
fais que ma peau
soit d'une couleur neutre
Les tueurs sont à l'affût

Mère
ne parle pas devant moi
Je risque d'apprendre ta langue
et les tueurs sont à l'affût

Mère
cache-toi quand tu pries
laisse-moi à l'écart de ta foi
Les tueurs sont à l'affût

Mère
libre à toi d'être pauvre
mais ne me jette pas dans la rue
Les tueurs sont à l'affût

Ah mère
si tu pouvais t'abstenir
attendre des jours meilleurs
pour me mettre au monde
Qui sait
Mon premier cri
ferait ma joie et la tienne
Je bondirais alors dans la lumière
comme une offrande de la vie à la vie

(Éditions de la Différence, 1996)
http://www.laabi.net/Choix-de-textes.html

Écrit par : Adrienne | 27/11/2014

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Tout est -si bien ! - dit !
Merci.

Écrit par : May | 27/11/2014

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Tout est -si bien ! - dit !
Merci.

Écrit par : May | 27/11/2014

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Bonjour,
Oui, le racisme est un fléau qui ronge notre société.
Pourtant, c'est dans la diversité que nous trouvons notre bonheur.
Mais l'intelligence prend fin là où commence le racisme et nous n'avons toujours pas découvert de vaccin contre la connerie.
Il est grand temps que les jeunes s'en rendent compte (pour les vieux, il est bien souvent trop tard... quoi que...). Faisons donc de notre mieux pour éduquer nos enfants et petits-enfants car ils sont les parents de demain.
♥bisous♥

Écrit par : Rafaël | 28/11/2014

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C'est vrai mais c'est si complexe. Je pense qu'à l'école, les enfants font peu d'histoires, ils jouent entre eux, absorbent les différences comme des émerveillements. Les adultes, ce n'est pas toujours autant le "racisme" que le ... classisme. Tout le monde fait son chemin, et selon l'échelon où on se trouve, on tend à ne plus vouloir regarder que vers le haut, ou alors vers les "racines" des gens. Ce sont des références. C'est ingrat, mais c'est la nature humaine, et pas toujours le "racisme pur et dur". Mais j'espère aussi que chaque personne a ses chances d'être acceptée d'une manière ou d'une autre, à l'école, en faisant les courses, sur le palier de l'immeuble, dans l'ascenseur... et ainsi la peur s'en va, les curiosités s'installent, quelques mots, quelques sourires, un co-habitation prudente... plus saine que le tout le monde il est beau tout le monde il est gentil mais.... pas trop près de chez moi quand même :D

Écrit par : Edmée De Xhavée | 28/11/2014

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