11/10/2014

"Elle part " .... la réponse .

J'ai livré  ce  souvenir  qui  m'est remonté à  la suite  d'un sms bien triste.

Vos réactions - qui  m'ont  beaucoup  touché - appelle une courte  suite pour ne pas  rester  sur une image de tristesse .

J'avais juste 15 ans à l'époque (oui, j' avais  une très jeune maman ) et jusque là,   mes parents, fort discrets   sur leurs sentiments  et en  permanence "surveillés" par ma grand-mère paternelle , ne représentaient  pas vraiment  ce que j'imaginais  en  pensant  à l'amour. 

Cette scène   a changé mon regard, sur mes parents, sur la vie  qu'ils avaient mené et  sur l'amour tout  court. Parce que j'avais  vu  ce mercredi  là, c'était  juste l'expression d'un homme  qui  perdait une partie de lui-même. Au cours des années qui  ont  suivi, même  s'il avait repris goût  à la vie, quelque chose  est resté  éteint.  Même  dans des moments  de joie.  Neuf  ans plus tard, quand  le médecin   lui  a  annoncé l'urgence   de  se faire poser un  stimulateur  cardiaque, il a refusé. Il est mort  quelques semaines  après  son  cinquantième anniversaire.

Je voulais  réhabiliter  mars et son printemps. 

Je me suis mariée  deux ans ( moins 7 jours) après la mort  de ma mère avec un bébé annoncé  en  prime. Mais ça  c'est aune autre histoire  ... 

J'ai  parlé  beaucoup d'elle ( et  plus tard  de mon  père ) à mes enfants.

Sans  les idéaliser à outrance : avec  les  accès  de colère  devant mes  bêtises, les fou-rire  partagés quand  ils  se sentaient  hors du regard  de ma grand-mère  et mon ressenti de  ne  pas  trop compter pour eux  dans ces moments là.  

L'enfance  est une partie de la vie, seulement une partie.  Et je lui ai refusé  de  me rendre  frustrée. C'est jour après jour  qu'on se  construit et chaque  étape  de la vie apporte  son écot  à notre personnalité .

 

 

 

10:37 Écrit par May dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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