09/10/2014

Aller voir ailleurs

Les déportations  vont de pair  avec les guerres   et  Jules  César  en parlait déjà dans ses  " Commentaires  sur  la  guerre  des  Gaules ".  

Au  moins deux de ces déplacements massifs  sont très connus  et ont bien souvent   été racontés par le  cinéma : les  Indiens d' Amérique  et  plus près de nous, dans toute son horreur,  la chasse  aux  Juifs  pendant la seconde  guerre mondiale.

Beaucoup  moins   connu -  et nettement moins meurtrier -  est le déplacement forcé, dès 1942  d'au moins 110.000  ressortissants japonais vers 10 camps dispersés  dans   plusieurs  états américains.

Tout avait  commencé par  des mesures   de couvre-feu,  des blocages  de compte bancaire.  Ensuite  sont venues les rafles  ...

Les  "prisonniers " ont été libéré  à partir  de 1944  pour certains camps ; en  1945 pour les autres. A leur  sortie  les déportés  recevaient un  ticket de  bus  et la somme de  25 dollars en espèces .

IL a fallu attendre  1988 pour  que les survivants  reçoivent  des excuses  et la  somme de 20.000 dollars  de dédommagements. Tous ces  citoyens  n'avaient  d'autre tord  que d 'être né japonais.

Je n'avais jamais entendu  parler  de   ces faits avant  de lire  ce livre, dont ce n'est  d'ailleurs   que  les chapitres de fin. Mais cela   m'a donné envie  d'en savoir   plus   sur le sujet.

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Je vous dirai seulement que j'ai aimé  l'écriture particulière  puisque l'auteur  se  fait  la voix  de toutes ces  femmes . Elle  tisse leurs histoires  qui  nous racontent la  difficulté de vivre  dans une  culture  différente. 

 

Une histoire  de femmes  déracinées   que l'on  pourrait sans doute  raconter  dans  d'autres langues ...

19:52 Écrit par May dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Ce serait intéressant de vous procurer un roman anglais "Le testament" de Nevil Shute. "A town like Alice" est le titre original. Il raconte -transposé- la marche (à la mort) de femmes anglaises, en Malaisie, qu'aucun camp de prisonniers japonais ne voulait accepter. L'histoire est inspirée d'un fait vrai mais qui s'est passé à Sumatra (je crois). C'est un magnifique roman d'amour qui plus est... On a évidemment peu de documents sur la perception japonaise de la guerre, sauf, peut-être (et encore) dans "une odeur de gingembre" ou "comme un parfum de gingembre" -je ne suis pas tout à fait sûre du titre, un très très beau roman aussi, d'un auteur anglais et qui se passe en Chine et au Japon.

Écrit par : Pivoine | 11/10/2014

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Merci Pivoine . Je vais essayer de le trouver , vous m'avez mis l'eau à la bouche !

Écrit par : May | 11/10/2014

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